L’apprentissage est mis en place pour réaliser un objectif précis et par conséquent obtenir une compétence précise. Ainsi, différentes méthodes et outils existent pour être plus pertinents. Les formateurs doivent régulièrement améliorer les méthodes et les outils qu’ils utilisent pour une meilleure compréhension des stagiaires.

Qu’est-ce que l’apprentissage ?

Pour Renald Legendre, en 2005, l’apprentissage passe par le « savoir » qui est « l’ensemble des connaissances approfondies acquises par un individu, grâce à l’étude et à l’expérience ». Par la suite, en 2011, Raymond Vienneau définit l’apprentissage en s’appuyant sur 7 principes : L’apprentissage est « interne, constructif, interactif, cumulatif, le produit d’une culture, multidimensionnel et c’est un processus ». [1]

Quelles sont les méthodes pédagogiques ?

Il existe plusieurs méthodes pédagogiques, on en compte 5 :

 

  • La méthode expositive est assimilée au cours magistral: Elle considère que l’enseignant est le seul habilité à donner son savoir et son savoir-faire. Elle se base sur la transmission par un exposé suivi d’une évaluation du savoir intégré par l’apprenant.
  • La méthode démonstrative: elle est proche de la méthode expositive mais y ajoute une démonstration. Ainsi, elle comporte 3 étapes : montrer, expérimenter et reformuler.
  • La méthode interrogative: le formateur interroge l’apprenant afin de lui faire construire son propre schéma d’apprentissage. Ainsi, l’apprenant devient actif dans l’apprentissage de ces connaissances.
  • La méthode active ou dite « de découverte »: elle nécessite la participation active de l’apprenant. On parle de « motivation intrinsèque ». L’enseignant crée un scénario pédagogique permettant à l’apprenant d’acquérir ses connaissances par lui-même. Cette méthode favorise les échanges et l’autonomie.
  • La méthode expérientielle: Elle permet un apprentissage en situation réelle. [2]

La pédagogie active: définition

La pédagogie active rend l’apprenant acteur de son apprentissage. C’est aussi un type d’apprentissage par « essai-erreur ». La pédagogie active intègre l’expérimentation lors de situations proches de la réalité. Elle intègre la motivation intrinsèque de l’étudiant, sa stimulation cognitive, le travail de groupe et le changement du rôle de l’enseignant.

Selon Rolland VIAU, la motivation intrinsèque de l’apprenant s’acquiert grâce à ces trois critères :

-La perception de la valeur d’une activité

– La perception de sa compétence

– La perception de contrôlabilité [3]

L’activité cognitive de l’étudiant est stimulée par le travail de groupe et la mise en projet. De plus, l’alternance de travail de groupe et individuel permet d’ancrer plus facilement des notions et des compétences. Le formateur est alors concepteur de ces projets, il n’est pas simplement expert et doit guider l’étudiant jusqu’à la compréhension d’une notion, sans lui donner la réponse explicitement.

 

Quels sont les 4 principes de la pédagogie active par résolution de problèmes ?

1. Se connecter et analyser : Qu’est-ce qui compte pour moi ? Quel problème existe que je peux traiter comme une opportunité ?

2. Faire de la recherche et mettre en contexte : Comment puis-je séparer les causes des facteurs ?

3. Imaginer et concevoir : Qu’est-ce qui est possible ? Avec qui puis-je travailler pour améliorer mon résultat ?

4. Agir et mobiliser : Quelle est l’action la plus significative que je pourrais poser ? [4]

Quelles sont les méthodes pédagogiques actives ?

Les méthodes pédagogiques actives sont au nombre de 6 :

– Apprentissage par projet : son but est d’apprendre à partir de la production d’une réalisation concrète.

– Apprentissage par résolution de problème : c’est un travail de groupe permettant un effort d’apprentissage collaboratif tout en résolvant un problème posé par le formateur.

-Apprentissage par la découverte : le formateur guide l’apprenant dans le but d’arriver à identifier et découvrir les concepts et les éléments clé intrinsèques d’un thème. Ainsi qu’à comprendre et/ou établir des relations entre eux.

– Apprentissage à partir de cas concret : permet l’analyse d’un situation et d’en retirer un enseignement par résolution du problème.

– Apprentissage coopératif/collaboratif : apprentissage autonome en groupe favorisant l’interdépendance positive, l’interaction positive, la responsabilité individuelle, l’apprentissage d’habiletés sociales, l’analyse du processus.

– Apprentissage expérientiel : ce sont des expériences de vie qui permettant d’apprendre et d’en tirer des connaissances par la recherche, l’identification et la résolution du problème par soi-même. [5]

Comment choisir la bonne méthode pédagogique en 5 étapes ?

Chaque formateur se retrouve face à un dilemme, celui de choisir la méthode pédagogique la plus adaptée à la transmission et à la compréhension de ses apprenants. Pour cela, Julien Contu à écrit un article complet sur Digiformag, décrivant 5 étapes permettant de trouver la meilleure méthode pédagogique adaptée à son contenu de formation :

1. Déterminer le « thème » du temps de formation

Définir le thème de la formation et combien de temps le formateur va passer sur celui-ci est primordial.

2. Déterminer « l’objectif » du contenu de formation

Le formateur doit se poser la question : « Avec quoi mes apprenants doivent repartir ? Quelles notions et connaissances auront-ils obtenu à la fin de ce temps de formation ? ». Pour cela, les objectifs pédagogiques doivent être identifiés clairement et le verbe utiliser au début donnera une tendance sur la méthode à utiliser. Par exemple « sensibiliser », « Décrire »,  » Approfondir », etc.

3. Déterminer le « type » du contenu de formation

Le formateur doit identifier si son contenu est « chargé » avec de nombreuses notions et connaissances à acquérir et transmettre ou au contraire si il y a peu de notions complexes et que le message doit être clair et direct.

4. Déterminer le « type de méthode pédagogique » du contenu de formation

Selon le contenu d’un module par exemple, le formateur devra adapter avec un cours plutôt magistral ou plus actif. Il détermine cela en s’aidant des étapes précédentes.

5. « Choisir la méthode pédagogique » du contenu de formation

Lors de cette étape, le formateur choisit quel type de méthode est la plus adaptée à son temps de formation : « dynamique », « directe » (questions-réponses) ou « indirecte » (réflexions de la part des stagiaires et on met en commun après), « individuelle » ou « en groupe » ou « mixée ». [6]

Un point de vigilance est important, le formateur doit s’assurer que sa démarche est adaptée et régulièrement revoir ses méthodes pédagogiques et ses contenus en fonction de l’actualisation des connaissances et des feed-back de ses apprenants.

Quels sont les outils pédagogiques du digital learning ?

Le digital reprend aussi quelques outils pédagogiques utiliser dans l’enseignement présentiel comme :

– Mind Mapping ou carte mentale permet de visualiser et de structurer les idées.

– Des jeux comme des jeux de rôles par exemple, donnant plus de dynamisme à l’apprentissage.

– La vidéo, de plus en plus utilisée, pour faire passer un message précis avec une présentation orale. Elle peut être présentée sous la forme d’un exposé par exemple.

Quelles modalités pédagogiques pour le digital learning ?

Le digital learning offre plusieurs modalités pédagogiques ainsi une variété de possibilités d’apprentissage au stagiaire. Le e-learning est le plus connu et permet un apprentissage asynchrone. La classe virtuelle se démocratise de plus en plus et correspond à un apprentissage synchrone. D’autres modalités plus récentes comme la vidéo animée, le social learning, le mobile learning, l’immersive learning , l’adaptative learning , le blended learning, et le microlearning se font une place de plus en plus importante au sein de la formation digital.

Les différentes stratégies de formation innovantes

La crise sanitaire du Sars-Cov 2 a propulsé le digital learning au coeur de l’apprentissage. Ainsi, la concurrence est rude et les organismes et établissements de formation sont poussés à innover. Une des expériences virtuelles les plus en vogue est la réalité virtuelle. Elle est notamment utiliser pour la formations des professionnels de santé, par exemple en infirmerie, afin de participer à une expérience immersive avec un patient. En voici un exemple pour la réfection d’un pansement PICC-LINE en réalité virtuelle :

Sources

  1. Apprentissage et enseignement, théorie pratique. Boucherville, Gaëtan Morin. https://www.webdepot.umontreal.ca/Usagers/archaj/MonDepotPublic/ETA6806%20Diriger%20un%20%C3%A9tablissement%20scolaire%20en%20milieu%20urbain/cours%2008/Vienneau%2C%202011.pdf

    2. Les méthodes et outils pédagogiques dans la formation professionnelle : https://www.digiforma.com/guide-of/methodes-outils-pedagogiques/

    3.  Rolland VIAU, conférence prononcée le 18 avril 2002, à Luxembourg dans le cadre du Cycle de conférences « Difficulté d’apprendre, Difficulté d’enseigner » : http://sites.estvideo.net/gfritsch/doc/rezo-cfa-408.htm

    4. 16 Questions to help students brainstorm projects-brain learning : https://www.teachthought.com/education/problem-based-learning/

    5. Les différentes méthodes actives, leurs intérêts et limites : https://sites.google.com/site/lesmethodesactives/section-s?authuser=0

    6. Choisir sa méthode pédagogique en fonction du contenu de formation : https://www.digiformag.com/pedagogie/choisir-methode-pedagogique-contenu-formation/

Alexandra DEL BANO

Alexandra DEL BANO

Référent Handicap & Resp. du pôle formation

  • Contact direct du référent Handicap de notre centre de formation (FOAD) : +33 (0)7 80 91 32 93

Masseuse-kinésithérapeute diplômée d'état en 2013 et ayant exercée en libéral jusqu'en septembre 2021, Alexandra DEL BANO est aussi équicoach certifiée Cotac©, référente pédagogique et formatrice.

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